mercredi 1 juillet 2009
mardi 16 juin 2009
Calendrier d'activités estivales...
Durant toute la belle saison vous pourrez rencontrer des membres actifs de l'APPELSJ qui vous offriront toute l'information et la documentation que vous désirez quant à la préservation du lac et de ses enjeux.
De Fossambault à Ville du lac, nous serons présents et organiserons diverses activités. Suivez nos nouvelles sur le blogue et n'hésitez pas à venir nous rejoindre à l'un ou l'autre des endroits mentionnés. Nous serons très heureux de vous y retrouver...
À Ville du lac St-Joseph (au Club Nautique)
- Venez discuter avec nous le 20 juin 2009 durant le cocktail d'ouverture.
- Le vendredi 17 juillet, tout de suite après le cinq à sept hebdomadaire. De 19hres à 21 hres, venez visionner en notre compagnie la projection de l'excellent documentaire " Nos lacs sous la surface".
- Le 22 juillet à 19hres 30 à la chapelle du lac St-Joseph. Assistez à la conférence de Claude Phaneuf "Habiter en milieu naturel" ayant pour thème la protection et préservation des lacs.
À Fossambault sur le lac
- Venez nous rencontrer le 21 juin entre 11hres et 13 hres au Club Nautique St-Joseph durant la journée d'inscription.
- Retrouvez-nous le 25 juillet durant la fête familiale de la plage municipale de Fossambault.
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Libellés : activités, association
lundi 15 juin 2009
Pour la protection des plans d'eau
Un superbe site web à découvrir: Allez y faire un tour pour y dénicher toutes sortes de conseils et d'informations sur comment protéger nos plans d'eau. Car il ne faut pas oublier que la santé de nos lacs et rivières est désormais entre nos mains. Nos gestes et actions affectent de plus en plus notre environnement, il est donc nécessaire d'y ajouter une bonne dose de réflexion...
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samedi 30 mai 2009
Au service du lac
Pensons plus loin qu'aujourd'hui, pensons à demain...
Le lac fatigue. Il vieillit. Prématurément. C'est le phénomène d'eutrophisation. Comme il est impossible de revenir en arrière, il est nécessaire d'aller de l'avant en prenant conscience de la fragilité de notre environnement.
Que l'on soit riverains ou non, nous pouvons, par le biais de nos gestes quotidiens et de notre réflexion, préserver ce lac que l'on apprécie tant.
S'informer "du pourquoi et comment" est le premier pas à faire pour inverser cette tendance nuisible à notre environnement. L'association pour la protection du lac St-Joseph (APPELSJ) travaille sur plusieurs plans, aussi nous espérons vous revoir nombreux à nos coté cet été.
Voici donc quelques termes à définir pour mieux comprendre la problématique à laquelle l'on fait face...
Un lac présente généralement trois stades d'évolution: Le stade oligotrophe est considéré comme la jeunesse du lac. Ses eaux sont pures et faiblement minéralisées. Vient ensuite le stade mésotrophe, les eaux du lac reçoivent de plus en plus d'apports organiques et minéraux. Les espèces du zooplancton et phytoplancton se développent. Les couches profondes du lac s'appauvrissent en oxygène. C'est l'âge mature. Le stade eutrophe termine l'évolution naturelle. l'enrichissement en matière organique se poursuit. L'oxygène s'appauvrit. la minéralisation devient plus lente. Le lac se meurt....
Un milieu oligotrophe (du grec oligo : «peu» et trophein : « nourrir »), est le contraire d'un milieu eutrophe. C'est un milieu particulièrement pauvre en éléments nutritifs. Quand le milieu est moyennement riche en nutriments, il est dit mésotrophe.
Les milieux oligotrophes sont généralement aquatiques ; d'eau douces (zones humides, mares, lac, fossé..) ou d'eaux saumâtres ou salées (eaux marines chaudes éloignées des récifs coralliens et des continents en zone tropicale). Ces milieux sont de plus en plus rares à cause de l'augmentation planétaire des rejets industriels, urbains ou agricole riches en engrais (nitrates, ammonium), la présence de polyphosphates dans les lessives (par exemple) font de l'eutrophisation un processus fréquent où sont régulièrement constatés des blooms d'algues toxiques sur des zones autrefois oligotrophes. Même la pluie contient des nitrates d'origine agricole, naturelle ou urbaine, ce qui explique que des zones oligotrophes isolées puissent s'enrichir sans sources locales de pollution, y compris en pleine forêt.
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mercredi 6 mai 2009
Canards sur fond bleu

Lac St-Joseph (31 avril 2009)
crédits photo S.Bellefoy
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11:53 AM
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Développement domiciliaire: St-Augustin veut protéger le nord du lac
À parcourir en ligne, un article d'Éric Moreault paru fin avril dans le Soleil...
Extrait: "(Québec) Saint-Augustin-de-Desmaures veut éviter toute construction domiciliaire au nord de son lac tristement pollué. Pour se blinder face à toute contestation, la municipalité a demandé à un avocat «d'ajuster ses règlements d'urbanisme pour les rendre compatibles avec son Plan directeur d'aménagement et de développement (PDAD)». (suite)"
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8:47 AM
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Terre Mère
"Plus qu'un film, HOME, un film de Yann Arthus Bertrand et Luc Besson sur la la Terre vue du Ciel sera un événement mondial: pour la première fois dans l'histoire, ce long-métrage sortira en même temps dans plus de 50 pays et sur tous les supports : cinéma, TV, DVD et Internet. C'est la date symbolique du 5 juin 2009 qui a été choisie pour cette sortie internationale...
"(source AFP) Le message, traduit en 23 langues à ce jour: "Il est trop tard pour être pessimiste. A chacun d'agir", résumait mardi, lors d'une conférence de presse, le cinéaste qui présente un état des lieux planétaire vu d'en haut, selon la formule qui fait depuis près de dix ans son succès. Vu du ciel, tout est relativement beau, mais ce qu'on dit derrière remet les choses en perspective", poursuit-il en rappelant qu'en 50 ans, la planète a subi davantage de transformation que sur l'ensemble de son histoire. Un constat pas toujours bienvenu: l'Inde a ainsi confisqué la moitié des images filmées sur son territoire, et Dubai a renvoyé les équipes..."
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8:43 AM
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jeudi 30 avril 2009
Les algues et les cyanobactéries
Les algues sont des végétaux aquatiques primitifs qui vivent naturellement dans nos plans d’eau. Ces organismes sont, contrairement aux plantes aquatiques, dépourvus de véritables feuilles, tiges et racines. La majorité des algues n’ont pas de corps et glissent entre les doigts lorsqu’on tente de les prendre. Dans les écosystèmes d’eau douce, il existe trois grandes catégories d’algues : les algues vertes, les algues diatomées et les cyanobactéries.
Cyanobactéries (algues bleues, bleu-vert ou cyanophycées)
- Bactéries qui ressemblent aux algues vertes
- Coloration variable (bleu-vert, vert-olive ou violet)
- Teignent les eaux en vert ou forment des couches vert-turquoise lorsqu’elles sont trop abondantes
- Certaines produisent des toxines (cyanotoxines)
- Plus abondantes en fin d’été (eau chaude)
- Nombre d’espèces : environ 200
Leur apparition indique des apports importants de phosphore (eaux usées, engrais chimiques…)
Les cyanobactéries sont microscopiques (invisibles à l’œil nu). Cependant, lorsqu’elles sont trop nourries, elles se multiplient et s’agglomèrent au point de former des masses macroscopiques (visibles à l’œil nu) que l’on appelle fleurs d’eau, bloom d’algues et les efflorescences. Les fleurs d’eau peuvent prendre différentes colorations (bleu-vert, vert-olive, violet, rouge) et différentes formes (colorant, peinture, écume, mousse).
Pourquoi sont-elles problématiques ?
Certaines cyanobactéries produisent des toxines (appelées cyanotoxines). Lorsque les cyanobactéries et, par conséquent, les cyanotoxines, sont trop abondantes dans un plan d’eau, elles peuvent occasionner des perturbations écologiques et nuire à la santé des usagers. Il existe plusieurs types de cyanotoxines différentes. Certaines de ces toxines peuvent causer des irritations de la peau ou des effets allergiques. D’autres causent des problèmes au niveau du foie. D’autres encore peuvent affecter le fonctionnement du système nerveux. C’est pourquoi il faut éviter tout contact et toute ingestion d’eau présentant un bloom de cyanobactéries.
Conditions environnementales favorisant les cyanobactéries
De façon naturelle, les cyanobactéries sont présentes dans les milieux aquatiques, mais elles deviennent problématiques lorsqu’elles sont trop nombreuses. C’est-à-dire, principalement lorsque nos activités humaines apportent vers nos plans d’eau un surplus de phosphore. De plus, le réchauffement des eaux occasionné, entre autres, par l’artificialisation des rives contribue à la prolifération des cyanobactéries.
Principales sources de phosphore qui font proliférer les cyanobactéries :
• Engrais domestiques (pour pelouses, plate-bandes, etc.) ;
• Engrais agricoles (engrais chimiques, lisiers, etc.) ;
• Eaux usées (domestiques, municipales) ;
• Détergents, lessives et savons ;
• Coupes forestières abusives (sols mis à nu) ;
• Érosion des rives ;
• Rejets de sites d’enfouissement ;
• Rejets industriels.
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Libellés : cyanobactéries, informations
mardi 28 avril 2009
Les algues sont-elles néfastes ?
Via le site: LE RAPPEL
Les algues remplissent plusieurs rôles essentiels au sein de l’écosystème aquatique. Elles ne sont donc pas néfastes en soi. Toutefois, lorsque l’eau est anormalement riche en éléments nutritifs, les algues se multiplient excessivement, ce qui perturbe l’équilibre de l’écosystème. Dans ce cas, les algues créent des amas gluants que l’on appelle bloom d’algues, fleur d’eau ou bien efflorescence. C’est alors que les algues sont néfastes : elles peuvent envahir et étouffer un plan d’eau.
Pourquoi les fleurs d’eau apparaissent-elles surtout dans des baies ?
Les baies peu profondes et abritées d’un lac sont plus propices au développement des cyanobactéries, car les eaux y sont plus chaudes et plus calmes.
Comment savoir si on a un bloom de cyanobactéries ?
L’identification des algues et cyanobactéries se fait au microscope. Un petit test préliminaire peut toutefois vous aider à différencier les types d’algues. Passez vos doigts dans l’efflorescence, laissez l’eau s’égoutter et regardez ce qu’il reste dans votre main. De façon générale, si :
• Filaments, masses fibreuses = algues vertes
• Morceaux gluants = cyanobactéries N’oubliez pas de vous laver les mains à l’eau chaude savonneuse immédiatement après ce test !
Quoi faire si on croit avoir un bloom de cyanobactéries ?
Si votre lac présente des symptômes de bloom de cyanobactéries, il importe de communiquer avec le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs de votre région.
À quel moment de l’année les cyanobactéries sont-elles plus abondantes ?
Les cyanobactéries se développent surtout en été et à l’automne.
Pourquoi a-t-il des blooms seulement certaines années ?
Il y a toujours des algues dans l’eau, mais elles ne forment des blooms que lors des étés où les nutriments sont trop abondants et que les eaux sont suffisamment chaudes.
Les algues sont-elles toxiques ?
Les algues vertes et diatomées ne sont pas toxiques. Cependant, certaines cyanobactéries libèrent des substances extrêmement toxiques pour l’humain et les animaux. Il faut éviter tout contact (baignade, douche…) et ne pas boire une eau pouvant en contenir. Il faut également éviter de consommer des poissons, crustacés ou mollusques provenant d’un plan d’eau affecté.
Comment éviter un bloom d’algues ?
Il faut s’attaquer à la cause du problème : l’excès de nutriments. Il faut donc réduire les sources de phosphore et d’azote.
Quoi faire si on veut rapporter un cas une fleur d’eau ?
Si votre lac présente des symptômes de bloom de cyanobactéries, il importe de communiquer avec le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) de votre région. En effet, c’est le MDDEP qui est responsable du Plan d’intervention sur la gestion des fleurs d’eau de cyanobactéries au Québec. Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches Québec Téléphone : 418 644-8844
« Globalement, le MDDEP s’occupe de confirmer la présence de fleurs d’eau dans les milieux aquatiques concernés, d’y prélever des échantillons et de les analyser. S’il y a lieu, les DSP émettent des avis de santé publique. Ces avis visent à sensibiliser la population sur les usages de l’eau à éviter, lorsqu’il y a des fleurs d’eau, et sur les risques pour la santé associés aux cyanobactéries et à leurs toxines. Les DSP lèvent ces avis lorsque l’état du milieu aquatique est redevenu sécuritaire pour les usagers. (Blais, 2006). »
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Libellés : cyanobactéries, informations
Attraper un canot dans sa ligne de mire

crédits photo S.Bellefoy
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Libellés : photos
Préserver et à assurer la qualité des eaux est simple
Le principe de base inhérent à: il faut arrêter tous les apports de sédiments (particules de sol) et d’éléments nutritifs surfertilisant le lac. Il faut donc exercer un meilleur contrôle de l’érosion des sols et des éléments nutritifs accompagnant nécessairement les sédiments dans le lac. Voici les principales pistes de solutions en fonction de différents acteurs.
Riverains (source):
• Favoriser l’entretien écologique des pelouses en abolissant l’utilisation de fertilisants, pesticides et herbicides.
• Conserver ou revégétaliser la bande riveraine naturelle. Pour qu’elle soit efficace, la bande riveraine doit avoir une largeur de 10 à 15 m selon la pente et mélanger les trois strates de végétation (herbacées, arbustes, arbres).
• Recouvrir complètement de végétation les rives artificielles.
• Vérifier et entretenir les installations septiques.
• Favoriser un recouvrement végétal total d’un minimum de 50 % de chaque lot de moins de 3716 m² et de 60 % pour les lots de plus de 3716 m².
Gestionnaires du territoire • Faire connaître, par dépliants ou affiches, aux résidents permanents et saisonniers les règlements municipaux relatifs à la protection du lac et des cours d’eau. Il est également important de s’assurer de bien informer tout nouveau riverain des lois et règlements en vigueur sur le bord des plans d’eau.
• Voir à appliquer les règlements municipaux concernant la bande riveraine du lac et de tous ses tributaires.
• Favoriser un entretien écologique et préventif des fossés routiers (méthode du tiers inférieur et ouvrages anti-érosifs).
• Adopter un règlement de contrôle des sédiments pour tous les sites de construction ou de sol mis à nu (à l’exception des terres agricoles).
• Identifier et protéger tous les milieux humides de plus d’un hectare.
• Privilégier une gestion globale des eaux usées publiques et des résidences isolées (caractériser l’usage et l’état actuel des installations septiques et vérifier leur efficacité).
• Réglementer la prohibition des pesticides, herbicides et fertilisants utilisés sur les pelouses à des fins esthétiques.
• Contrôler les barrages de castors près des ponceaux à l’aide de cubes Morency.
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Libellés : conseils
vendredi 17 avril 2009
McKay réclame une commission parlementaire sur les lacs
Un article d'Éric Moreault publié dans Le Soleil en mars 2009
Extrait: "Les Québécois dilapident une ressource précieuse de notre patrimoine naturel : nos lacs. Le constat troublant du percutant documentaire Nos lacs sous la surface a convaincu Scott McKay, critique du Parti québécois en environnement : Québec devrait convoquer une commission parlementaire, a soutenu le député. Le documentaire de Pierre Brochu, qui prendra l'affiche vendredi à Québec, dresse un portrait implacable du vieillissement prématuré de nos lacs habités, causé par l'activité humaine : urbanisation, agriculture intensive, traitement inadéquat des eaux usées, multiplication des embarcations à moteur...
Et les nombreux spécialistes québécois de la question - ils y sont presque tous interviewés - ne sont guère optimistes : nos lacs se dégradent... et ça va continuer. «On n'est pas en mode de développement durable», tranche un inspecteur du ministère québécois... du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Le film démontre que des décennies de laissez-faire politique ont causé des torts presque irréparables à l'environnement de plusieurs plans d'eau. «Il va falloir resserrer le combat. Le gouvernement du Québec s'en lave les mains. Ça ne peut plus continuer comme ça», s'est exclamé Denis Racine, le maire de Lac-Sergent, à la sortie de la projection de presse.(...)"
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mardi 14 avril 2009
Nos lacs sous la surface
Le documentaire "Nos lacs sous la surface" diffusé cet hiver dans plusieurs salles de la province (dont le Clap à Québec) sera diffusé en exclusivité sur Canal D dimanche le 16 avril à 19 heures....
Ce documentaire réalisé par Pierre Brochu se penche sur cette problématique qui est la nôtre. Que se passe-t-il sous la surface de nos lacs qui vieillissent trop vite?
« Le Québec compte 700 000 lacs : 3% des réserves mondiales d’eau douce, mais pour la plupart, ces lacs ne sont pas facilement accessibles ou suffisamment chauds pour que l’on puisse s’y baigner. Ceux que nous fréquentons se retrouvent de plus en plus mal-en-point. Ils vieillissent prématurément comme en fait foi la prolifération des algues et des plantes aquatiques. Les grands responsables de ce vieillissement sont, d’une part, les rejets excessifs de phosphore provenant de l’agriculture ou des déjections humaines, et d’autre part, l’érosion incontrôlée causée par le développement anarchique des bassins versants. Paradoxalement, tout le monde est dans les normes ! Avec des images tournées sur une centaine de lacs, ce documentaire démontre que, depuis 30 ans, en dépit des belles paroles, tous les partis politiques se sont faits complices du dépérissement de nos lacs. Pendant combien de décennies allons-nous pouvoir encore profiter de nos lacs ? »
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Libellés : documentaire, lacs, liens, video
lundi 10 novembre 2008
Maux à mots...

Après la neige de la fin octobre, jeudi dernier a appelé l’été à la rescousse. Près de vingt degrés sous mes tropiques, surtout ne plus chercher à comprendre les saisons qui déraillent…
Le lac lisse comme le plus parfait des miroirs m’accueille le regard gourmand. Il fait prés de 20 degrés au soleil, pour un mois de novembre c’est particulier. En tee-shirt sur la plage, je contemple le paysage. Je me doute qu’en une telle journée, je peux m’attendre à voir des algues bleues-vert. Les éclosions de cyanobactéries naissent de la chaleur du jour, l’automne est leur saison de prédilection, pourtant je ne me doute pas de ce qui m’attend à la surface de l’eau.

Depuis un mois, le village de Fossambault est en gros travaux, la rue principale est un énorme chantier. L’on ne peut plus passer, d’énormes gouffres empêchent toute circulation. La municipalité est en train d’investir quatre millions de dollars dans la réfection de notre système d'égout devenu désuet. C’est une excellente initiative qui ne pourra, à long terme, qu’aider la santé du lac. Cela vaut tous les inconvénients de réfection. Mais je me demande bien quelles sont les répercutions actuelles de ce chantier sur le lac. À cette époque, le village est déserté. Nul va s’en dire que c’est durant la saison estivale que ce plan d'eau est plus exploité. Il y a encore cinquante ans, ce grand lac (anciennement nommé "Grand lac des Vents") vivait tranquillement entre ciel et collines. Aujourd’hui, c’est encore un petit joyau de nature réputé, même s'il souffre bien plus qu'on ne le soupçonne...
Je m’avance sur la plage en champ de bataille, il ne me faut pas longtemps pour réaliser qu’une forte éclosion d’algues bleues dessine à la surface de l’eau de tristes symptômes. L’atmosphère anormalement chaude semble en suspension. Pas un souffle d’air à l’horizon. Le lac est strié de cyanobactéries. Je rencontre une dame avec un chien sur la plage. Alors qu’elle me salue, je l’aborde pour lui parler de l’eau. Elle me demande :
- Justement je me demandais c’était quoi, c’est de la pollution?
- Non c’est des algues bleues…
- Ah c’est d’ça que ça a d’l’air alors…
S’ensuit une conversation sur le sujet où j’enfile mon habit d’éducatrice bénévole en matière de lac et d’eutrophisation accélérée. Elle me remercie des informations pertinentes que je partage librement. Je continue d’investiguer la rive. Je rencontre une autre dame, plus âgée, plus chic. Je lui montre mon désarroi. Elle comprend ma peine. Elle me dit : « Va voir plus loin c’est pire ». L'on papote quelques minutes. Je suis le sable qui se verdit de cette mousse presque phosphorescente. Je vois un tuyau qui se vide directement dans le lac. Je remarque qu’une forte concentration d'algues bleues se retrouve autour de cet étrange tuyau qui glougloute. Je prends note. Je capture les images des dégâts, une pénible sensation au fond du cœur. Rendu là, j’ai la hargne. Je sens monter ma révolte. Je l’étouffe de mon mieux. En ma peau rebelle, la militante s'est éveillée. J'accoste un couple âgé. Incrédule, je les écoute minimiser la situation :- Ben, c’est pas si grave, y’en a à chaque année…
- Ah bon?!? En tout cas, y’en aura encore l’année prochaine et l’année suivante, c'est un cercle vicieux qui va en s’empirant…
Je sais qu'ils me baratinent la poire, le passé ne comptait avec ce phénomène précis. Je sais que ces éclosions sont récentes, je sais qu'elles sont un signe du futur. J'en connais beaucoup qui vivent ici depuis des décennies et qui n'ont jamais vu cela...
Je sais que plusieurs personnes préfèreraient éviter le sujet surtout lorsqu’ils l’ont dans la face. Certains arrivent même à feinter de ne rien voir. Cela m’estomaque. Je reprends le chemin de sable qui m’offre la vue des excès de notre modernité.
Je croise deux petites madames, gentiment, je les force à ouvrir les yeux. Elles les écarquillent bien grand tandis que j’éclaire une petite zone de connaissance. Tout le monde ne ressent pas la même indifférence mais tous semble nager dans la même ignorance! Je recroise la dame qui m’avait indiqué où se situait le pire. Elle me dit :
- Ah! C’est beau quand même…
- Oui mais cela serait plus beau sans les algues bleues! Pour ma part c’est une belle journée un peu gâchée par cette présence d’algues bleues...
Elle se contente d’acquiescer sans oser répliquer. Je poursuis sur ma lancée :
- On est pas sorti du bois…
- Non, je crois pas…
Verrais-je en cette croyance une étincelle de conscience? Je m’accroche à cette lueur d’espoir. À force de faire des vagues sur le sable, je vois plusieurs de mes rencontres bavarder avec les ouvriers, je vois quelques têtes haut placées sur le chantier. Alors que je retourne sur mes pas, là où les cyanobactéries étaient le plus visibles, je remarque que l'on a déplacé l'étrange tuyau afin de créer un courant qui disperse le problème. Étouffer le sujet sensible? En parler le moins possible? L'éviter de son mieux? Je me mine les idées. J’ai mal à mon lac…

Eutrophisation: "L'accroissement des apports, en particulier en phosphore, facteur limitant le plus fréquent dans les lacs, a conduit à une eutrophisation accélérée qui se caractérise par une forte prolifération végétale. Cette biomasse, composée en majeure partie d'éléments de grande taille peu consommables (algues coloniales ou filamenteuses parfois toxique, Cyanobactéries) n'est que partiellement recyclable via le réseau trophique : une grande partie va sédimenter. L'augmentation de la matière organique sédimentée favorise la croissance des bactéries hétérotrophes qui consomment de l'oxygène en dégradant les composés organiques. Une charge excessive et une température élevée (durant l'été en région tempérée) aboutissent à une désoxygénation des eaux profondes et à une minéralisation partielle des substances organiques. La durée et l'épaisseur de la couche anoxique dépend de la charge organique et de la température (agissant sur le métabolisme bactérien).
Si la couche anoxique est assez épaisse, la désoxygénation conduit à une crise de fonctionnement, ou dystrophie, caractérisée par la production de méthane et d'hydrogène sulfuré avec prolifération de bactéries phototropes anoxygéniques ("malaigues" des lagunes méditerranéennes). En outre , une forte sédimentation des particules accélére le comblement des lacs. L'arrêt ou la réduction des apports anthropiques stoppe ou ralentit le processus d'eutrophisation. Le phénomène est cependant irréversible tant que perdure la couche de sédiment où le phosphore est piégé. C'est l'ensemble de ces processus qui constitue le phénomène d'eutrophisation et non la seule prolifération végétale qui n'en est que l'expression la plus visible. (lien source)"
Crédit texte et photo: Sandra Bellefoy
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Libellés : cyanobactéries, lac, réflexions
mardi 21 octobre 2008
Un lac menacé
Comme en témoigne cet article, les algues bleues s'installent ici et ailleurs. En Acadie aussi les lacs souffrent des excès de nos modes de vie moderne...
Extrait: "(...) Environ 300 résidences permanentes et saisonnières ont été construites au fil des ans sur les rives du lac. Le spécialiste qui a confirmé la présence d'algues bleues, Normand Morin, croit que le lac Baker ne peut plus absorber la pollution engendrée par les riverains. « On peut s'installer au lac sans s'installer dans un lac. Ce n'est pas obligatoire d'avoir la pelouse comme on a en ville sur le bord d'un lac, et d'utiliser des pesticides et des engrais », affirme Normand Morin. Selon les spécialistes, les riverains doivent cesser d'utiliser des produits nettoyants qui contiennent du phosphate. Ils doivent aussi reboiser les rives du lac. De plus, toutes les propriétés devraient avoir une fosse septique conforme aux règles, ce qui n'est pas le cas actuellement. La présidente du comité voué à la protection du lac, Jeanne D'Arc Cyr, lance un cri d'alarme. « N'attendez pas dans un an, n'attendez pas dans deux ans. Il faut agir maintenant », dit-elle. (...)"
À la fin de ce même article, écoutez Bernard LeBel expliquer la menace qui plane sur le lac Baker.
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Libellés : acadie, cyanobactéries, presse


